Ce qui frappe à Sulina
Written by: Reper21 Association
Le « vapor » entre dans la ville. On voit d’abord le château d’eau. Rouge brique. Il appartenait aux hollandais. On dit. On dit qu’une reine de là-bas est descendue un jour, tout proche, qu’elle a demandé un verre d’eau fraiche. Qu’il faisait chaud. On dit qu’alors un jeune homme est venu vers elle, un gobelet à la main qu’il avait sorti de sa barque et qu’il a d’abord rempli dans le canal puis qu’il l’a tendu à la reine d’Hollande. On dit qu’elle était si triste, la reine, qu’elle a ordonné de construire ce grand château d’eau. Pour l’eau à boire. (Estelle)
Au débarcadère, une ligne de carrioles et de chevaux tranquilles attachés à elles nous montre leur derrière en ruminant un peu parfois. Elles attendent les caisses, les frigos, les sacs que les hommes charges à grand cris. Il y a du monde sur ce quai qui marche. Et aussi des vélos. Les vaches restent plutôt dans les rues derrière, c’est plus tranquille et il y a de l’herbe. Les barques, on les voit à peine à cause des feuilles qui tombent. Elles savent que de toute façon elles vont partir de là. (Estelle)
Ce qui frappe à Sulina, ce sont les usines en général, celles de construction navale en particulier, désaffectées, le nombre de personnes au chômage, un niveau de vie très bas et une population qui tente de survivre du tourisme, de la pêche et de quelques rares industries qui subsistent encore... (Vincent)
Dans les années 1989 -2000, c’était comme un désert. Après, petit à petit, le tourisme est arrivé. S’il n’y avait pas le tourisme, ici à Sulina on pouvait mourir sans que personne ne s’en aperçoive. (Liviu)










